Département :
Seine-Maritime (76)

Communes :
Rogerville

Lieux-dits :
Le Vallon du Rogerval

Type Morphologique :
Zone humide

Surface :
11 ha 40 a 84 ca

Nature foncière :
Convention

Inventaire-Protection :
ZNIEFF de Type I portant le n°0317.0000 "La vallon de Rogerville".

Conservateur Bénévole : Non

Partenaire financier :
La Société d'Autoroutes Pairs-Normandie (S.A.P.N.) et l'Agence de l'Eau Seine-Maritime

Contact

Le vallon du Rogerval

Présentation du site

La végétation du Vallon de Rogerville est composée d'une végétation de plantes hautes à grandes feuilles, d'une roselière, d'une végétation aquatique, d'une végétation des berges, d'une aulnaie-saulaie, de prairies humides, d'une cressonnière et d'une ripisylve d'Aulnes glutineux qui borde le Rogerval sur plus d'un kilomètre.
On y recense plus de 130 espèces végétales, dont environ 10% ont un statut de rareté remarquable comme le Jonc compressé répertorié comme exceptionnel, et la très rare Théliptéride des marais, fougère protégée régionale. Au niveau des libellules, ont été recensées le très rare Agrion vert et les rares Aeschne mixte et le Leste sauvage. Pour les Orthoptères (criquets et sauterelles), le site est notamment fréquenté par le très rare Tétrix des vasières (criquet).
Le Vallon de Rogerville possède un fort intérêt avifaunistique puisque au moins 49 espèces d'oiseaux ont été observées sur le site depuis 1995. On peut noter l'observation du Butor étoilé espèce très rare.

 

 

Menaces

La menace principale qui pèse sur le site est le boisement, essentiellement sur la rive gauche du Rogerval par les aulnes glutineux. Cette colonisation est très dynamique. Les cressonnières s'envasent progressivement. La roselière est en cours d'atterrissement. Le Sureau yèble envahit les prairies mésophiles situées sur la rive gauche du Rogerval.

 

   

Objectifs de gestion

Les objectifs de gestion sont de lutter contre le boisement des aulnes glutineux, créer des ouvertures dans la roselière permettant l'installation de plantes caractéristiques de mégaphorbaie (plantes à grandes feuilles), curer l'ancienne cressonnière, faucher les espèces rudérales (végétaux des friches, décombres, bords de chemins...) envahissantes sur les parties humides, et entretenir les plantations et le chemin.

 

 
 
La Leste sauvage (Lestes barbarus)
 

Photo : X. Houard